Georges Troubat

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Georges TROUBAT, tailleur à vif de la couleur.

Ajouté le 2 févr. 2005

La vie de Georges Troubat est indissociable de la peinture; à 17 ans, exposant dans le cadre des "Amis des Arts", la ville de Montluçon lui décerne le prix de la jeune peinture pour des oeuvres figuratives réalisées à l'huile; il expose désormais à Paris, au Salon d'Automne et au Salon Violet.S'en suit une carrière professionnelle commerciale et technique chez un fabriquant de peintures; la formulation et la production de peintures et enduits représentent son quotidien durant 30 années.
En parallèle, Georges Troubat ouvre une Galerie d'art abstrait à Paris dans le 8ème arrondissement; il la tiendra durant 5 années.En 2000, dans la mouvance des peintres de sa Galerie, Troubat reprend le chemin de la création artistique; il abandonne l'huile pour l'acrylique, la figuration pour l'abstraction.il expose régulièrement depuis en France et à l'étranger, à la faveur d' expositions personnelles ou collectives:
Salons: COMPARAISONS, SNBA carrousel du Louvre, ARTISTES FRANCAIS PARIS, SUISSE, PAYS-BAS, BELGIQUE, ITALIE.

Energique et géométrique, la peinture de Troubat s'inscrit dans la grande tradition moderne, celle des artistes abstraits russes et futuristes italiens du début du XXème siecle.

Ajouté le 2 févr. 2005

Retour inopiné aux sources de l’abstraction : la médiation d’un poète qui s’appelle personne.
par Gérard-Georges Lemaire

Il est difficile de nos jours d’imaginer qu’une polémique sur la diagonale ait pu diviser Pietr Mondrian et Theo van Doesburg au point de provoquer une rupture définitive entre les deux principaux peintres du néoplasticisme néerlandais. C’est difficile, mais ce genre d’affrontement théorique est au cœur d’une telle recherche. L’abstraction géométrique a été capable de soulever de violents débats et de provoquer des comportements sectaires. Ces polémiques font désormais partie de l’histoire de l’art du vingtième siècle.
Georges Troubat utilise la diagonale sans complexe. Mais il prend pour point de départ la période cubo-futuriste qui a pris son essor au début des années dix et a été le laboratoire formel des artistes les plus audacieux en Italie (le futurisme), en Grande-Bretagne (le vorticisme), en Espagne (le créationnisme) et dans bien d’autres pays européens et même aux États-Unis. Tous ces courants partagent des préoccupations communes, mais présentent aussi des différences notables. La relation que Troubat établit avec les préoccupations picturales de cette riche saison de l’avant-garde passe par un biais inattendu puisqu’elle s’opère par le truchement du poète portugais Fernando Pessoa. Ce dernier est l’un des cas les plus énigmatiques et donc les plus fascinants de la littérature moderne. Cette dimension mythique de son personnage commence sans nul doute avec son désir de se présenter masqué derrière une multitude d’hétéronymes, soixante-douze au bas mot. De tous ces noms d’emprunts, quatre prédominent, chacun d’entre eux incarnant une manière spécifique de penser l’œuvre poétique, chacun étant le héraut d’un genre, d’une école particulière. Le plus audacieux de tous, le plus révolutionnaire de tous dans son écriture est sans aucun doute l’ingénieur Alvaro de Campos, le champion du modernisme à tous crins. C’est l’auteur de l’Ode triomphal et de l’Ode marin et c’est aussi le rédacteur du manifeste baptisé Ultimatum. Fondateur de deux courants expérimentaux, le sensationnisme et l’intersectionnisme, conquérant de formes inédites, il se trouve à mi-chemin entre Walt Whitman et F. T. Marinetti. Sans trop bien savoir quelles ont été ses influences directes, il y a dans les vers sulfureux d’Alvaro de Campos l’écho des créations les plus novatrices de Guillaume Apollinaire, de Blaise Cendrars et de Tristan Tzara. Et quand, en 1917, paraît l’unique numéro de Portugal futurista, une revue fondée par Carlos Felipe Porfirio, Pessoa est de l’aventure. Pour leur grande majorité, les collaborateurs de cette publication sont les artistes que le poète retrouve souvent autour de la table d’un de ses cafés de prédilection, dont A Brasileira : Santo Rita Pitor, José de Almada-Negreiros. Dans les pages de cette publication éphémère, on retrouve les futuristes italiens (Marinetti en tête), Valentine de Saint-Point, Cendrars, Apollinaire, l’ami disparu, Mario de Sà-Carneiro. Le poète Pessoa y figure aussi à côté de son double inquiétant de Campos. Un autre peintre, Amadeo de Souza Cardoso, dont la vie est tronquée en 1918, oscille en permanence entre l’abstraction et la figuration.
Georges Troubat trouve dans cet univers en pleine effervescence non pas un paradigme ou une référence théorique, mais une plate-forme d’où s’élancer vers des horizons où ni le poète nommé Personne qui délègue l’ingénieur de Campos dans le futur pour définir « l’Homme-Complet », « l’Homme-Synthèse », et aussi « l’Homme qui serait à lui seul le plus grand nombre d’Autres », ni les autres poètes imaginaires et si prolixes ! qui représentent tous les genres de la poésie ancienne et moderne n’ont tout à fait osé se projeter. Et pourtant leurs visées se rapprochent : comme lui, Troubat fait reposer sa cause sur un paradoxe : c’est-à-dire une pleine idiosyncrasie esthétique ayant pour fondement la volonté d’éradiquer toute discursivité, tout sujet identifiable, toute subjectivité en dehors de celle qui se manifeste par le jeu des lignes, des plans, des volumes et des couleurs. Ses tableaux ne sauraient cependant être jugés exclusivement à l’aune d’un formalisme figé. Leur défi consiste à se limiter à des constructions dynamiques de formes géométriques complexes et irrégulières qui ont pour mission de faire surgir un continent d’émotions et de passions, d’impulsions et de méditations. En sorte que le peintre postule ses toiles comme autant de champs de tensions à la fois sensibles et intelligibles, qui s’opposent et se rapprochent pour donner naissance à un imaginaire ludique aux résonances dionysiaques alors que leur postulat est on ne peut plus apollinien. Le monde plastique de Georges Troubat n’est don pas un ultime avatar de l’abstraction, mais une tentative pour retrouver les intensités et les inventions poétiques de Fernando Pessoa dans une transposition libre et jubilatoire. Ce sont là d’intimes connivences et de profonds échanges au-delà du temps qu’un peintre se révèle à lui-même et aux autres.

Paris, janvier-février 2006.

AN UNEXPECTED RETURN TO THE ORIGINS OF ABSTRACT ART: THE MEDITATIONS OF A POET NAMED ‘NO ONE’

By Gérard-Georges Lemaire

Today, it is difficult to imagine that a disagreement over the subject of diagonals opposed Pietr Mondrian and Theo van Doesburg to the point of bringing the relationship between the two major figures of Dutch Neoplasticism to an end. But theoretical clashes are often at the center of such investigations, and violent debates have arisen on the subject of geometric abstraction, often provoking sectarian behavior. These controversies have become indissociable with the history of 20th century art.
Georges Troubat has no qualms about using diagonals, but his point of departure is the Cubo-Futurist movement which blossomed in the early 19th century. Cubo-Futurism was the formal laboratory for a number of movements: the audacious Italian Futurist movement, Vorticism in Great Britain, Creationism in Spain, and artistic currents in many other European countries and even in the United States. All these movements share certain concerns, but also feature important differences. Troubat’s relationship with the pictorial preoccupations of this rich, avant-garde period stems from an unexpected source: the Portuguese poet Fernando Pessoa. Pessoa is one of the most enigmatic and fascinating figures of modern literature. The mythical aura of his personality no doubt originates in the multitude of heteronyms – seventy-two in all – which he used as a disguise. Four of his personae predominate, each one incarnating a specific way of approaching poetry, each the herald of a genre, of a particular school. Alvaro de Campos, the engineer and diehard champion of modernism was without a doubt the most audacious of Pessoa’s heteronyms, the most revolutionary in all his works. The Triumphal Ode and the Marine Ode, and a manifesto entitled Ultimatum are attributed to him. The founder of two experimental movements, Sensationism and Intersectionism, de Campos was master of novel forms, and can be considered a cross between Walt Whitman and F.T. Marinetti. Not much is known concerning his direct influences, but his sulphurous verse echoes the more novel writings of Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars and Tristan Tzara. When the first and only edition of Portugal Futurista, a review founded by Carlos Felipe Portifio, was published in 1917, Pessoa was part of the venture. Most of those who collaborated in the publication were artists such as Santo Rita Pitor and José de Almada-Negreiros, whom Pessoa often met at one his favorite cafés such as the A Brasileira. The Italian Futurists led by Marinetti, Valentine de Saint-Point, Cendrars, his departed friend Apollinaire and Mario de Sà-Carneiro appeared in the pages of the ephemeral review. Pessoa the poet appeared as well, alongside his disquieting double de Campos. Amadeo de Souza Cardosa, a painter whose life was cut short in 1918, continually oscillated between abstraction and figuration.
Rather than a paradigm or theoretical reference, Georges Troubat finds in this effervescent climate a platform leading to horizons where neither the poet named ‘No one,’ who sends the engineer de Campos towards the future to define “The Complete Man,” “The Synthesis Man,” as well as “The Man Who Singly will be the Greatest Number of Other Men,” nor his other highly prolific, imaginary poets who represent every genre of ancient and modern poetry, have fully dared to project themselves. Even so, their goals come close to one another: as with Pessoa, Troubat’s cause lies in a paradox, an esthetic idiosyncrasy grounded in the determination to completely eradicate discursiveness, identifiable subject matter and subjectivity beyond that which is manifested through the interplay of lines, surfaces, volumes and color. Nevertheless, his paintings cannot be viewed as a sort of stilted formalism. Their challenge is to remain within the limits of dynamic constructions of complex, irregular, geometrical forms from which emerge a world of emotions, passions, impulsions and meditations. In this manner, the artist proposes each painting as a zone of sensitive and intelligible tensions which conflict and come together to give rise to an imaginary interplay with Dionysian overtones, although their premise is clearly closer to Apollo. George Troubat’s plastic universe is not an extreme incarnation of abstraction, but an attempt to achieve Fernando Pessoa’s poetic inventions and intensity through a free and jubilant transposition. These are the intimate connivances and profound exchanges that the painter reveals to himself and to us, beyond the realm of time.

Paris, January-February 2006.

LA COULEUR ECLATEE

Ajouté le 2 févr. 2005

Peint et dessine depuis l’âge de 17 ans ;
Après une interruption due à une carrière professionnelle accaparante, a repris la peinture depuis une dizaine d'années; Dans ses compositions, l’acrylique remplace l’huile, son ancien médium, souvent complétée par des collages ponctuels, pastels et encre de chine ; La figuration laisse place à une abstraction géométrique ou parfois lyrique, prétexte à un profond travail sur la couleur.
Le dessin préalable est toujours rigoureux, et la technique sous-jacente, même si elle doit être comprise ici comme un simple support à la création.

Membre Associé et Sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts, PARIS.
Sociétaire de la Société des Artistes Indépendants PARIS
Sociétaire de la Fondation TAYLOR PARIS
Membre de l’ADAGP
Président du mouvement artistique UPPER ART

Cotations : ARTPRICE , DROUOT Cotation ( édition LAROUSSE)

Ajouté le 2 févr. 2005

Citations :

• ARTENSION, magazine mensuel mai 2006 n°29 page 81.
• L’Officiel des Spectacles, magazine hebdomadaire 14 juin 2006 N°3103.
• UNIVERS DES ARTS magazine mensuel septembre 2006 n° 114 page 40.
• Le Courrier français, 29 septembre 2006. Exposition « G. TROUBAT, des couleurs et des formes ».
• UNIVERS DES ARTS magazine mensuel octobre 2006.
• La Nouvelle République TOURS, 4 octobre 2006. « De la difficulté de l’Abstrait ».
• MODERGNAT magazine mensuel n° 27 .Couverture + pages 41 à 45. « Georges TROUBAT, peintre par passion ».
• LA DEPECHE DU MIDI quotidien 1er janvier 2007 page 10. « Une symphonie de couleurs, G. TROUBAT expose à la BAM GALLERY »
• LA DEPECHE DU BASSIN hebdo 28 juin 4 juillet 07 page 13 .
• LA NOUVELLE REPUBLIQUE Blois « Du Beau aux Métamorphozes » vendredi 9 juillet 2007
• AZART magazine international de la peinture ; bimestriel n° 28 sept / oct 2007, page 26.
• SEMAINE DE L’ALLIER Hebdomadaire ; Jeudi 27 septembre 2007 « ARTISTE RECONNU » page 24.
• LE JOURNAL DU CENTRE 25 septembre 2007 « l’artiste g.Troubat , invité d’honneur »

Georges TROUBAT la couleur en partage

Ajouté le 2 févr. 2005

Galerie Bernard et Arnaud MOLIERES
BAM GALLERY 52, rue Raymond IV 31000 Toulouse

exposition personnelle du 12 décembre 2006 au 14 janvier 2007.

Marqué par un récent voyage au Pérou, Georges TROUBAT nous fait partager les tonalités contrastées des paysages rencontrés, grandioses et sublimes, et la beauté des costumes traditionnels, si magnifiquement colorés, se répandant dans un patchwork éclatant.
Autant de chocs visuels que le peintre nous fait partager au travers de ses nouvelles toiles que l’on découvre encore une fois avec bonheur. Le style est respecté, fidèle à l’abstraction géométrique qui le caractérise ;
Pour Georges TROUBAT, il n’existe pas un Pérou, mais plutôt une somme de sensations juxtaposées, ou superposées, opposées, parfois, qu’il transcrit pour nous dans une construction cloisonnée, à l’image des techniques du Vitrail, qu’il maîtrise, et du Gemmail , arts « célestes », où de la Mosaique, leur réplique terrestre, ses véritables sources d’inspiration
Dans ces constructions abstraites, chacun y découvrira Son Pérou, où se retrouvent mêlés l’esprit inca, fier et riche de son histoire, coutumes, couleurs et traditions, et la conquête espagnole, à l’origine d’un choc de cultures, si présent dans l’architecture hispanique des principales villes andines.
Les couleurs sont là , bien sûr, dominantes, mêmes, comme nous les aimons chez ce peintre au tempérament si original ; La palette est riche, sans jamais être agressive, la parfaite maîtrise des passages, grâce à la présence de surfaces judicieusement juxtaposées, traitées en demi-tons, nous épargne toute agression visuelle ; la couleur fuse sans retenue.
Voila réalisé un véritable tour de force : concilier la puissance avec l’harmonie, la guerre apaisée, la force maîtrisée. Des sentiments qui explosent de ces toiles gaies et brillantes, laissant transparaître une joie de vivre forcément communicative.
Voila une véritable cure de couleurs pour le repos de l’esprit, un voyage imaginaire dont le Guide est un Artiste. On en redemande.

La couleur en partage

Ajouté le 2 févr. 2005

Georges Troubat
Tailleur à vif de la couleur


Un trapèze rouge bute contre un triangle bleu. Une ligne rose cerne un pan gris. Autour d’eux, un festival d’angles vifs et de tons lumineux dévore tout l’espace de la toile . Énergique et géométrique, la peinture de Georges Troubat s’inscrit dans la grande tradition moderne, celles des artistes abstraits russes et futuristes italiens, du début du XXe siècle.
Marginal aujourd’hui, cet univers appartient à un peintre très original. « Je me méfie des choses qui viennent trop vite. J’ai besoin de travailler la toile, de la nourrir, des heures durant », explique-t-il, travaillant à l’acrylique, avec une palette très riche, et prenant plaisir à réussir de parfaits aplats, à nuancer des dégradés, à jouer du frottis, du glacis, de la brosse, du pochoir, du couteau… Jusqu’à ce que ce qu’il nomme la « cohérence totale » surgisse, s’impose.
« Un tableau abstrait, c’est difficile. Sans fin. On n’est jamais content. Quand on invente les formes, elles sont toujours perfectibles. C’est le principe même de l’abstrait ».

Longuement travaillée, chaque toile doit être belle, résolument. « Le décoratif est l’une des fonctions de la peinture. Je ne ferai pas une œuvre qui ne serait pas décorative. Je ne fais pas de la peinture pour m’exprimer. J’aime les tons gais, vivants, contrastés ». L’époque n’est plus au savoir-faire et se méfie de l’élégance ? Qu’importe ! Troubat n’est pas un peintre à la mode mais un être à la recherche de ce qu’il est, à la reconquête d’un temps perdu. Grand amateur d’art, il s’est choisi une famille en connaissance de cause. « Je suis attiré par ceux qui construisent. André Lhote, Maurice Estève… J’aime Seurat, Cézanne, Matisse, Braque et Picasso. Toutes les périodes structurantes de la peinture m’attirent ».

L’histoire de cette peinture est celle d’un grand premier amour. Exposant au Salon d’Automne dès l’âge de dix-sept ans, travaillant alors à l’élaboration de décors de théâtre, Troubat semblait en effet, très tôt, sur une route clairement tracée. « Je voulais être architecte… Mais je me suis montré raisonnable ». Adieu palette et chevalet, adieu aussi rêves d’études, le jeune homme rejoint l’entreprise familiale. Vingt-cinq ans durant, il conçoit et fabrique… De la peinture ! Industrielle, certes. Mais dans le même temps, il se constitue une formidable bibliothèque d’histoire de l’art, où les maîtres de la non-figuration figurent en héros.
« La peinture, je n’en sors pas. Je la connais vraiment dans tous les sens » : à la fin des années quatre-vingt, avec deux amis, il ouvre à Paris une galerie nommée Point Rouge, spécialisée dans l’abstraction. Le mystique Chinois Chuh Teh Chun y côtoie le géométrique Italien Bozzolini, et d’autres très bons artistes. Rien de tel pour s’affûter l’œil ; et raviver des désirs enfouis.
« Pour peindre il faut avoir l’esprit libre ». Troubat s’en donne finalement les moyens, s’initie à la sculpture métallique, à la pratique du vitrail, à tout ce qui lui permet de cultiver « la rigueur dans la découpe ». Il revient enfin à la peinture, avec bonheur et gourmandise, abandonnant très vite la figuration pour lui préférer les formes en liberté, en suivant l’enseignement du peintre Tisserand. Il pratique aussi le collage, à partir de journaux notamment, imprimés dans des langues inconnues, comme le Russe. L’écriture l’a toujours fasciné, au point qu’il a constitué une collection d’autographes d’artistes, impressionnistes et fauves pour l’essentiel.

Peindre ? Tendre « un écran qui permet de se retourner sur soi » dit aujourd’hui celui qui n’en est qu’au commencement de son aventure d’artiste, aux portes du mystère de la Création. « Tailler à vif dans la couleur », le plaisir cher au grand Henri Matisse, est à présent celui auquel goûte Georges Troubat.


Françoise Monnin, janvier 2006
Carver of Colors

A red trapeze collides with a blue triangle. A pink line outlines an area of gray. These are surrounded by a festival of sharp angles and luminous hues which devour the entire surface of the canvas (1). George Troubat’s dynamic, geometric painting is part of the great modern movement that includes the Russian abstract artists and Italian Futurists from the early 20th century.

The highly original Troubat belongs to this now marginal world. “I don’t trust things that come too quickly. I need to work the canvas, to nourish it for hours,” he explains. Using a rich palette of acrylics, he works with pleasure to create perfect flat tints, to subtly gradate shades, to play with scumbling, glaze, brush work, stenciling, palette knives… and this until what he calls “complete coherence” emerges and imposes itself. “Creating an abstract painting is difficult. Non-ending. You’re never satisfied. The forms you invent can always be perfected. That is the very principle of abstract art.”

Each painting represents long hours of labor, and the result must be resolutely beautiful: “One of the functions of painting is to be decorative. I would not paint something that wasn’t decorative. I don’t paint to express myself. I like cheerful, lively, contrasting colors.” Are skill and elegance no longer in fashion? No matter! Troubat isn’t an artist in vogue, but a painter seeking his own identity, striving to recapture a bygone era. An enthusiastic art-lover, he deliberately chose his family: “I am drawn to builders. André Lhote, Maurice Estève… I love Seurat, Cézanne, Matisse, Braque and Picasso. I’m attracted by all the formative periods.”

Painting was Troubat’s first love. When he was seventeen years old, he exhibited at the Salon d’Automne, and worked at the time making theater decors. His destiny seemed clear: “I wanted to be an architect… but then I had to show some sense.” He abandoned his palette, his easel, and his student dreams to work in the family business, and spent the next twenty-five years creating and manufacturing industrial paints. During this time, he collected a remarkable library on the history of art, largely devoted to the non-figurative masters.

“I can’t get away from painting. I know it in every sense of the word.” In the late 1980s, Troubat and two of his friends opened Point Rouge, a gallery in Paris specializing in abstract art. Here the mystical Chinese artist Chu Teh Chun was shown alongside the geometrical works of the Italian artist Bozzolini and other prominent artists. This not only sharpened Troubat’s eye for art, but revived his long-buried dreams as well. “In order to paint, your mind must be free.” He went about acquiring the means to do so, and took up metal sculpture, stained glass, and every method to cultivate “rigorous cutting techniques.” He took up painting at last, with gusto and delight, rapidly choosing free forms over figurative painting and following the teachings of the painter Tisserand. He also does collage, often from newspapers printed in foreign languages such as Russian. Writing has always fascinated him, and he has a collection of artists’ signatures, particularly those of the Fauvists and Impressionists.

Painting? It is like stretching “a screen that allows you to return to yourself,” says this painter who is just setting off on his artistic venture, on the threshold of the mystery of Creation. “Carving in color,” a pleasure Henri Matisse held dear, is one which Georges Troubat now enjoys.


Françoise Monnin, January 2006

Quotes from the artist were recorded in Paris in December 2005

Georges TROUBAT change d'atelier

Ajouté le 2 févr. 2005

Début 2009, l'artiste change d'atelier et s'installe au 18 Place louis BAVAY 03100 MONTLUCON ALLIER.

L'atelier domine la cime des platanes qui ombragent la petite place, et offre une vue magnifique sur les ponts qui enjambent le cher.

SALON COMPARAISONS 2008

Ajouté le 2 févr. 2005

Georges TROUBAT expose au Grand Palais à Paris, dans le cadre d'ART EN CAPITAL

au Salon "Comparaisons", invité par Janou LEGOY, chef de file du mouvement "synthèse"

du 19 novembre au 1er décembre 2008

Ajouté le 2 févr. 2005

PARIS MAIRIE 12 ème ardt

Ajouté le 2 févr. 2005

CENTRE D'ANIMATION REUILLY 19 rue Julien Hénard 75012 PARIS renseignements:01 40 02 06 60
28 janvier au 8 février 2008 - Vernissage Lundi 28 janvier à partir de 19 h
Lundi au Samedi 12h - 22h

Georges TROUBAT né en 1951, vit et travaille en Auvergne.

Après être passé par la peinture figurative, c’est désormais l’abstraction que travaille GT dans ses compositions. Ce sont des formes géométriques, des lignes, des formes, des perspectives, des volumes tout en couleurs qui évoluent librement dans ses toiles, quelques fois complétés par du collage, des fragments de journaux - russes notamment -, qui dévoile probablement une tendresse particulière pour l’Ecriture. Résolument décorative, la peinture de GT ne s’inscrit pas dans « l’expressionisme », mais dans un esthétisme singulier aux formes libres et aux tons gais.

La forme inattendue, le ton volontairement dissonant, la « fausse note » en signature sont pour moi nécessaires pour rompre une trop parfaite harmonie, pour accrocher le regard, et peut-être au-delà.



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